Cette semaine nous portons notre attention sur un jeu qui semble être prometteur. Il s’agit de Kingdom Come : Deliverance, du studio tchèque Warhorse et qui vient tout juste de sortir !

Ce jeu, développé grâce au soutien de la communauté sur Kickstarter, se déroule pendant l’ère médiévale et nous raconte l’histoire d’un soldat engagé dans la résistance contre un roi ayant pris le pouvoir suite à un putsch. Beaucoup d’éléments nous rappelle le célèbre RPG Skyrim, nous les détaillerons, mais ce jeu, premier jeu du studio, apparait comme ayant une vraie personnalité et semble avoir été produit extrêmement sérieusement.

Un bon vieux RPG comme on les aime

Tout d’abord, le jeu ne s’y trompe pas et reprend beaucoup de codes qui sont chers aux joueurs de RPG. Il se déroule bien évidemment dans un monde ouvert, qu’on espère gigantesque, où s’enchainent les villages, les forêts, les rivières, les châteaux et les magnifiques paysages. Un certain accent semble avoir d’ailleurs été mis sur les graphismes, notamment du point de vue de la modélisation des personnages et des effets physiques dans le cadre des combats, que nous développerons plus tard.

Un autre élément hors gameplay, sur lequel le producteur Daniel Vavra a souhaité mettre l’accent, permet une véritable immersion dans le jeu, c’est la musique. Son ancêtre Skyrim avait marqué son époque grâce notamment à une bande son de très grande qualité, et certains doivent certainement entendre en ce moment dans leur tête l’envolée épique de The Dragonborn Comes ou encore le fameux Fus ro dah. Et bien KCD ne semble pas en reste puisque le studio a pu travailler en étroite collaboration avec le Rudolfinum de Prague et son orchestre symphonique, pour nous servir une bande son de plusieurs heures et surtout, adaptative.

En effet, la bande son change progressivement selon le lieu où l’on se trouve (campagne, village, cave), selon le statut du personnage (passif, combat) et même selon le déroulement du combat (en train de gagner, en train de perdre). On attend bien évidemment d’en découvrir plus et qui sait, peut-être qu’il se cache une musique aussi entêtante que celles de Skyrim.

Par ailleurs, comment pourrait-on qualifier ce jeu de RPG sans tous les éléments de customization, de looting et d’évolution de compétences. L’apparence et les performances du personnage varient énormément selon ce qu’on lui fait porter. Bien évidemment, plus le loot est de qualité, meilleures seront les caractéristiques du personnage, mais pas que. Il faut savoir que KCD prévoit plus de 14 emplacements d’équipement afin de combler les 4 couches d’armure possible. Soit dit en passant, ces 4 couches sont destinées à se rapprocher de la véritable tenue des chevaliers de l’époque, à savoir la gambison, la cotte de mailles, les plaques et éventuellement un manteau. Mais posséder l’armure la plus résistante est loin d’être la meilleure des situations.

En effet, la tenue va influencer votre compétence en dialogue et en négociation. On ne s’affiche pas en ville pour aller faire des achats avec une armure sale et cassée, tout comme à l’inverse on essaye pas de soutirer des informations à un mendiant en tenue chic et brillante. Ce faisant, le jeu et le gameplay se trouvent grandement enrichis par les milliers de possibilités offertes par les tenues et par leurs conséquences.

Bien plus qu’une pâle copie !

Force est de constater que le jeu a une vraie personnalité et ne se contente pas que de reprendre les codes des RPG historiques. Cela se remarque tout d’abord dans le système de combat. La physique des batailles a été poussée au point de rendre les combats très longs et très stratégiques. En plus de la santé du personnage il va falloir prendre en compte son état général et son endurance. Assez logiquement, un combattant affamé ou en mauvaise santé est un combattant mauvais. C’est d’ailleurs pour cela que dans certains gameplays, on a pu voir que l’objet d’une mission était de s’infiltrer dans un camp ennemi et d’empoisonner la nourriture de l’ennemi pour que les soldats adverses soient affaiblis pour la bataille du lendemain.

De même, l’endurance influe beaucoup sur les combats. Elle vous permet de parer des coups, mais si l’on effectue trop de parades d’affilée, elle devienne cassable et ouvre votre flanc à une attaque ennemie. D’où l’idée d’instaurer de la stratégie et du mouvement en permanence.

De plus, les attaques ne se prennent pas à la légère. Les développeurs ont prévu cinq angles d’attaque possibles, ce qui permet de s’adapter en fonction de la garde de l’ennemi ou de la parade que l’on vient de faire. Ajouté à cela, chaque adversaire compte 30 points de contacts lors des combats, entrainant une grande possibilité de réaction suite à une attaque.

D’ailleurs, à nouveau dans un souci de réalisme, les développeurs ont rendu les armures et les casques extrêmement résistants. Ils démontrent en effet lors d’une de leurs vidéos making of que finalement c’est assez difficile de transpercer une cotte de maille et une armure en plaque, et que de ce fait, dans le jeu comme la vraie vie médiévale, il est quasiment impossible de oneshot un ennemi en combat déclaré et frontal. Chaque combat n’est pas à prendre à la légère et peut s’éterniser si on adopte une mauvaise stratégie.

Un système de combat d’un nouveau genre …

La conséquence de ce système de combat unique est qu’il est fortement décommandé de foncer dans la mêlée. La plupart des missions, où l’idée de sortir son épée et de sauter sur une dizaine d’ennemis pour les trancher un par un ou pour les ensorceler et les brûler semblerait être une bonne idée, vont au contraire nécessiter une grande discrétion et un grand savoir-faire. Cela peut sembler paradoxal qu’il faille faire ressortir son côté Splinter Cell dans un RPG mais on n’a pas vraiment le choix quand on voit la difficulté des combats. Il sera souvent plus judicieux d’éviter le combat, attendre la nuit que l’ennemi ait sommeil, pour ensuite l’assassiner discrètement dans son lit ou lorsque sa vigilance est réduite. Ces mécaniques assassin’s creediennes surprennent puisque ce n’est pas vraiment ce qu’on attend d’un RPG, mais après tout pourquoi pas. La communauté donnera son jugement.

On espère que cette petite présentation du jeu vous aura plus. Si ça vous intéresse, vous pouvez toujours participer à la création du jeu en allant sur leur kickstarter et donner un peu d’argent. En tout cas, nous sommes très impatients chez KYKLOS de voir comment sera le jeu dans sa forme finale et de pouvoir l’essayer.

 

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