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Cette semaine nous vous proposons l’interview du streamer/animateur Yoshi. Il fait partie de la structure Solary et streame principalement du Fortnite. Il nous raconte son histoire et évoque ses ambitions pour l’avenir.

 

KYKLOS : Salut Yoshi ! Comment ça va ?

YOSHI : Bonjour ! Ca va bien merci !

 

K : Au cas où certaines personnes ne te connaîtraient pas, peux-tu te présenter s’il te plaît ?

Y : Et bien moi c’est Yoshi, je suis membre de Solary depuis huit mois maintenant. A l’origine j’étais chef cuisinier dans un restaurant étoilé. J’ai toujours aimé les jeux vidéo, les streams donc j’ai décidé de me lancer dans ce domaine. Je me suis accordé deux ans pour percer et si jamais ça n’avait pas marché je serais retourné en cuisine. Mais bon je continue l’aventure encore aujourd’hui car chez Solary, cela se passe très bien pour moi.

 

K : Tu as commencé le streaming sur Fortnite ?

Y : Non du tout. De base je jouais à League of Legends, puis je suis parti sur Overwatch où je suis devenu semi-pro. Mais dès que la bêta de Fortnite est sortie j’ai commencé à y jouer. J’ai immédiatement accroché, sans vraiment avoir conscience du raz de marée que provoquerait ce jeu par la suite. J’ai eu de la chance j’ai tout misé sur un jeu qui est merveilleux actuellement.

 

K : Comment tu t’es fait repérer par Solary ?

Y : Quand j’ai arrêté la cuisine, c’était le moment où Overwatch marchait bien, et je streamais déjà dans mon coin sur ce jeu. J’avais une petite communauté. Malheureusement le jeu n’a pas vraiment décollé, l’Overwatch league est très élitiste donc c’était compliqué. Puis Fortnite est arrivé, et pour ma première game je fais top 1. Le peu de viewers que j’avais ont adoré le jeu, moi aussi. Je l’ai tryhard, la hype a grossi à une vitesse exponentielle. Même du côté des streamers, Gotaga s’y est mis, Ninja a explosé donc c’était très intéressant. L’avantage que j’avais c’est que le jeu me plaisait mais j’adorais également streamer sur ce jeu.  

Et petit à petit, comme sur n’importe quel jeu online qui se respecte, la compétition a commencé à se développer. Certes elle n’était pas officielle, mais on a vu des équipes comme Oserv constituer des rosters par exemple. Puis un jour, la Lyon Esport, tournoi reconnu comme étant consacré à League of Legends, a organisé avec le CM d’Epic Games le premier tournoi Fortnite par équipe. D’un coup, beaucoup de rosters se sont constitués, les slots se sont vendus très vite. Moi à ce moment là, je n’avais aucune team mais j’en voulais une, je voulais participer. Puis j’ai rencontré Kinstaar en stream. On a joué énormément ensemble, puis un jour, une place dans le roster Oserv où jouait Kinstaar se libère et la structure faisait des tests pour trouver un joueur. Les tests se sont super bien passés, et deux jours après j’étais pris pour aller à la LES.

On va à la LAN, on la remporte vraiment facilement, on était déjà très en avance par rapport à la concurrence. Et à ce moment, j’ai eu du culot, et je suis allé voir directement LRB, le directeur de Solary, pour lui demander si on pouvait jouer sur la scène de Solary. LRB connaissait Kinstaar et il trouve l’idée excellente. Donc on joue la finale sur la scène de Solary, première game on fait un top 1, 18 000 viewers. On remporte donc la LAN et deux jours après Solary nous demande de les rejoindre pour constituer leur roster.

 

K : Comment tu qualifierais ton statut chez Solary ?

Y : A l’origine je suis rentré chez Solary en tant que joueur pro, après notre victoire à la Lyon Esport de l’année dernière. Ensuite, du fait de mon âge, j’avais du mal à rivaliser avec les plus jeunes joueurs beaucoup plus rapides, donc j’ai préféré me concentrer sur une activité plus pérenne que joueur. En l’occurrence, je suis devenu animateur, streamer et casteur. Je joue encore les skirmish donc je continue à m’entraîner sur le jeu mais je tend à me tourner vers autre chose.

 

K : Est-ce que l’ambiance qu’on retrouve en LAN, en convention c’est quelque chose qui te plaît ? Ou bien tu préfères être dans les locaux de Solary, ou même chez toi ?

Y : Il faut savoir que je fais partie des anciens de l’esport. Je faisais déjà des LAN il y a quinze ans. On jouait sur des PC énormes, de gros écrans cathodiques. J’étais présent aux premières LANs françaises de CS, de LOL et c’est quelque chose qui m’a toujours plu. Maintenant, quand je vais en LAN, les gens me reconnaissent, veulent me prendre en photo donc c’est totalement différent de ce que j’avais côtoyé par le passé. Mais j’adore parce que c’est un super moment quand on peut rencontrer les gens. C’est bien de stream chez soi et de s’amuser dans sa chambre mais venir à la rencontre des gens c’est incroyable.

 

K : Tu es maintenant un streamer reconnu. Tu fais partie d’une structure ayant un viewership exceptionnel, une vraie image de marque, un incontournable de la scène française. Comment, en termes d’animation, tu arrives à conserver cette audience là et surtout comment procèdes-tu pour la développer ?

Y : J’ai un petit plus, une petite particularité qui fait que ça marche plutôt bien, c’est que j’adore innover. Je suis le streamer chez Solary qui invente le plus de nouveaux jeux et de concepts pour faire rire les viewers. Sur la chaîne Solary, vous trouvez les joueurs pros qui eux sont la pour tryhard et montrer un gros niveau quand ils sont en live mais pas pour animer. Moi je suis plus sur la partie animation. C’est ce qui a amené à la création par exemple du “1,2,3 Solary !” qui est une variante de 1,2,3 Soleil où quand tu bouges tu meurs. Les gens aiment beaucoup. Et j’invente pleins de petits jeux comme ça.

Quand j’ai arrêté d’être joueur pro, j’avais lancé la Yoshi Cup, elle s’est super bien passée, j’ai pu me faire remarquer en tant qu’organisateur mais aussi en tant que casteur. C’est pour ça que lorsque Kinstaar est allé à l’E3, j’ai host et commenté la totalité du tournoi, et je l’ai fait avec plaisir. Maintenant je le fais de plus en plus, notamment avec les Skirmish.

 

K : Est-ce que tu es épanoui aujourd’hui ?

Y : Clairement. Je pense même que ça se voit. Ma vie a complètement changé en moins d’un an. Vivre de sa passion est une chance que j’ai. J’en vis très bien. Mais il ne faut pas oublier que ça pourrait aussi ne pas marcher. Donc si certains veulent se lancer là dedans, faites en sorte d’avoir un plan B solide, avoir du bagage, juste au cas où.

 

K: Génial ! Merci beaucoup Yoshi, c’est vraiment un plaisir de t’avoir rencontré, continue comme ça, c’est énorme !

Y: Avec plaisir les gars, ravi de vous avoir rencontré !

 

L’application est disponible en bêta ! Alors rejoins la meute !

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